Parcours perso

Ma dépression

23 juin 2021

Attention : cet article traite de MA dépression, toutes les dépressions sont uniques et doivent être traitées de manière personnalisée.

Mon expérience de la dépression

Les symptômes de ma dépression

Après plusieurs mois de réflexion suite à mon diagnostique d’épisode dépressif majeur, je peux dire que ma dépression « couvait » depuis environ 6 ans.

L’année précédente, j’avais fait un burn-out parental dont je pensais m’être sortie mais se convaincre de quelque chose ne le fait pas exister pour autant…

La maladie s’est invitée dans ma vie de manière si insidieuse que je ne l’ai absolument pas vue venir jusqu’à ce qu’elle prenne toute la place. Douleurs, fatigue chronique, crises de larmes, crises de boulimie, insomnies, idées noires, disparition de toute forme d’envie, ralentissement des capacités intellectuelles, etc. Tous les symptômes (ou presque) étaient pourtant là, devant mes yeux mais je n’ai pas su les reconnaître comme tels.

La dépression : s’arrêter pour avancer

En fait la dépression c’est ton cerveau et ton corps qui se mettent en mode « économie d’énergie » pour te signifier que quelque chose ne tourne pas rond.

Tout se passe donc comme si ton cerveau et ton corps tournaient au ralenti et la meilleure volonté du monde ne peut rien faire contre ça : tu ne peux pas lutter, c’est à un niveau chimique, dans ton cerveau, que ça se passe ! Tu peux essayer par contre mais c’est quitte ou double :

  • soit tu vas réussir à leurrer ton cerveau en lui envoyant le message « Tout va bien dans le meilleur des mondes ! » (ce que j’ai fait ces dernières années) mais ça ne marchera qu’un temps et le retour de flamme sera d’autant plus violent,
  • soit tu vas t’épuiser et t’enfoncer à vitesse grand V !

Mieux vaut donc ne pas lutter et tirer la sonnette d’alarme dès les premiers signes.

“La dépression n’est pas une marque de faiblesse, c’est juste le signe que nous avons été forts pendant trop longtemps.”
Anonyme

Ma recherche de causes pour justifier ma dépression

Même si la médecine moderne occidentale n’encourage pas vraiment à chercher les causes d’une dépression (« On demande à un cancéreux pourquoi il a un cancer ? » dixit mon médecin 😀 ), personnellement, j’en avais besoin. Pas tant pour « expliquer » ma dépression mais plutôt pour la justifier comme si, finalement, je ne me sentais pas légitime à être dépressive parce que, d’un point de vue extérieur, j’ai « tout pour être heureuse » (c’est justement là que le bas blesse mais j’y reviendrai).

La dépression selon Christophe André

Etrangement (ou pas) je n’ai eu aucun mal à trouver des causes extérieures (plus facile que de se remettre en questions) : l’éducation que j’ai reçu, mes échecs professionnels à répétition, les coups durs de ces dernières années … jusqu’à ce que je me rende compte qu’en fait, j’étais la seule responsable de mon épisode dépressif majeur !

Personne d’autre que nous ne peut être tenu responsable de notre mal-être !

Tout est une question de choix et de perspective (là aussi j’y reviendrai).

Se faire aider

Alors oui, certes, je n’ai pas consciemment fait le choix de tomber en dépression mais aujourd’hui je change de perspective et je fais le choix de me relever ! Se relever d’une dépression passe nécessairement par le choix de se faire aider mais aussi par le choix de remettre en question ce qui doit l’être. Pour ma part, je suis sous anti-dépresseurs (Venlafaxine), je vois mon médecin traitant une fois par mois, ma psy deux fois par mois et je suis très bien entourée. Le temps des prises de conscience et des remises en question est donc venue !

Prendre conscience pour remettre en question

Je prends conscience que ces 10 dernières années, j’ai beaucoup fait (toujours plus, toujours mieux) mais que je n’ai absolument pas été (la fameuse dualité être/faire, yin/yang).

J’ai notamment beaucoup fait pour être appréciée, admirée, aimée (c’est fou l’importance que l’on peut accorder au regard d’autrui) au point de préférer abandonner plutôt que de prendre le risque d’échouer.

Dépression :incapacités de renoncer aux exigences excessives envers soi-même.
Christophe André

Bref, aujourd’hui, à 32 ans, je sais ce que j’ai fait mais je ne sais absolument pas qui je suis et pourtant, plus que jamais, j’ai besoin d’être et d’être pleinement moi ! Découverte, connaissance, connexion et amour de soi, voilà le chemin que j’ai choisi d’emprunter et sur lequel je vous propose de m’accompagner

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