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Qui sommes-nous ?

« Présentez-vous ! »
La question anxiogène par excellence !

Comment se définir ? Par sa filiation (nom et prénom) ? Par son expérience de la vie (âge) ? Par ses activités (profession, hobbies) ? Ok mais ne sommes-nous pas bien plus que ça ?

Pas étonnant que nous ne sachions pas parler de nous ! Après tout, personne ne nous a jamais appris à le faire !

Apprendre à parler de soi

Présentez-vous !

Lorsque j’était gamine, je me souviens que ma grand-mère m’interdisait de prononcer les mots « Moi je ». A l’époque, je ne comprenais pas vraiment cette injonction familiale à laquelle tout le monde semblait s’être conformé avant moi mais mon syndrome de la gentille fille m’a contrainte à m’y conformer à mon tour. Ce n’est que récemment que j’ai compris que ma grand-mère (fervente pratiquante de la religion catholique) a toujours considéré qu’être altruiste c’était se sacrifier pour autrui. C’est SA croyance et si c’est ok pour elle alors c’est ok pour moi mais ce n’est pas la mienne ! Moi je crois que le sacrifice n’amène qu’à la haine et que pour pouvoir aimer les autres, il faut déjà s’aimer soi-même.

Prendre conscience de ça m’a permis de lui rendre sa croyance (limitante pour moi), d’embrasser pleinement la mienne et de commencer à me questionner sur ce fameux « moi je ».

Faire fi de nos conditionnements

Nous le savons, et cet exemple en est une nouvelle preuve : nous sommes conditionnés depuis notre plus tendre enfance :

  • par la culture dans laquelle nous avons baigné depuis notre naissance,
  • par le milieu socio-professionnel dans lequel nous avons grandi,
  • par l’éducation que nous avons reçue, etc.

Nous nous sommes aussi construits en conformité avec ce que l’on disait de nous. Par crainte de ne plus être aimée si je ne me conformais pas à l’image que mon entourage avait de moi, j’ai littéralement étouffé la petite intrépide qui sommeillait en moi pour n’être plus que la petite fille calme que l’on disait que j’étais.

Selon Jacques Lacan, nous nous construisons à travers nos identifications. Le moi, tel un oignon, serait composé de multiples couches identitaires façonnées par nos modèles passés et présents.

Ok mais nous sommes toujours dans le conditionnement or :

« Savoir qui l’on est c’est savoir ce qu’il reste de nous une fois dépouillés de nos conditionnements. »
Marine Jimenez

Qu’est-ce qui nous donne le sentiment d’exister ?

Je suis assez d’accord avec Serge Marquis qui dit que nous sommes ce qui, en nous, ne vieillit pas : « la capacité d’être là, la capacité d’aimer, la capacité de s’émerveiller, etc. ». Tous nos conditionnements, toutes nos « mises en conformité », toutes nos couches identitaires vieillissent.

Ce qui me dérange c’est que si l’on part de ce postulat, nous avons tous la capacité d’être là, d’aimer, de nous émerveiller. Dans ce cas, qu’est-ce qui nous différencie les uns des autres ? Qu’est-ce qui fait de nous des êtres uniques ?

Sentiment d’exister

« Il est parfois utile de ne pas se chercher soi, mais de simplement chercher sa place, c’est-à-dire le lieu, l’activité, les liens qui nous donnent le mieux le sentiment d’exister. »
Christophe André

Plus facile à dire qu’à faire : je confirme ! Pourtant, il existe un exercice très simple pour savoir ce qui nous donne réellement le sentiment d’exister : imaginer ce que l’on aimerait que l’on retienne de nous le jour où nous n’existerons plus !

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous le jour de votre enterrement ?

Vous avez 4h 😀 !

Je me suis prêtée à l’exercice :

« Marine avait une intelligence émotionnelle et intuitive qui allait bien au-delà des êtres et des choses.

Elle était une femme forte, ferme et déterminée qui savait ce qu’elle voulait mais surtout ce qu’elle ne voulait pas pour elle et sa famille. C’était une mère, une grand-mère et une arrière-grand-mère (oui j’ai l’intention de vivre longtemps 😀 ) douce, généreuse, chaleureuse et aimante. Une main de fer dans un gant de velours.

Sa famille n’a pas été la seule à profiter de son intelligence émotionnelle particulière. Dès son plus jeune âge, Marine a ressenti la nécessité de la mettre au service d’autrui et a ainsi changé plus d’une vie ! On disait d’elle qu’elle faisait preuve d’une bienveillance et d’une compassion rares.

La vie ne l’a pas épargnée mais, portée par ses valeurs rien ne l’a éloignée du chemin qu’elle s’était tracé.

Nous retiendrons d’elle son intégrité sans faille et sa joie de vivre contagieuse. »

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