Le syndrome de la bonne élève

Son nom parle pour lui, vous devez vous souvenir du bon élève de la classe, celui qui avait réponse à tout et récoltait toujours tous les lauriers. Certains adultes adoptent toujours ces comportements pour obtenir les mêmes résultats que lorsqu’ils étaient enfants !

Qu’est-ce que le syndrome de la bonne élève ?

La bonne élève a eu l’habitude d’être régulièrement félicitée à l’école. A la maison, ses parents peuvent être fiers d’elle lorsqu’elle se soumet à ces exigences très élevées. La bonne élève comprendra donc que être aimée = être parfaite. Cela la conduira à reproduire ce schéma à l’âge adulte. Ainsi, tout au long de sa vie, elle cherchera l’approbation de ceux qui l’entourent : ses supérieurs, ses collègues, mais aussi sa famille et ses amis.

C’est typiquement cette personne qui ne veut pas faire de vague et qui a peur de mal faire. Elle cherche à anticiper les besoins des autres afin d’y répondre avant même qu’ils le demandent, tout ça pour surpasser leurs attentes et être recomposée.

Vous êtes peut-être concernée si vous vous reconnaissez dans ces 3 caractéristiques :

  • En faire toujours plus que ce qu’on vous demande
  • Attendre des félicitations et des encouragements
  • Ne pas savoir dire non

Les effets néfastes de ce syndrome

Malheureusement, notamment dans le monde du travail, être une « bonne élève » n’est pas toujours un atout. Même si effectuer son travail à la perfection est positif, il manquera des valeurs à la bonne élève, comme la prise d’initiative et la capacité à innover. Par peur d’échouer, la bonne élève ne prend pas de risques. Mais à force d’éviter le risque, on en évite aussi la récompense : vous serez vue comme une bonne exécutante, mais pas comme un leader.
Respecter les règles ne suffit pas en effet pour obtenir une promotion, et réaliser son travail parfaitement peut vite vous rendre irremplaçable (et donc vous faire stagner par la même occasion).

Ce comportement est épuisant, car la bonne élève est forcément extrêmement exigeante envers elle-même pour en faire toujours plus et obtenir les félicitations. Comme cela ne se produit pas, dans le monde du travail par exemple, elle va redoubler d’efforts et se fatiguer, ne comprenant pas que sa stratégie n’est pas la bonne. Cela peut mener au burn-out.

Sur le plan de la confiance également, ce syndrome peut faire des ravages. La bonne élève a appris à estimer sa valeur en fonction du jugement d’autrui, elle fait donc tout son possible pour être appréciée et estimée, quitte à se renier elle-même. Elle doit donc apprendre à s’aimer et à s’affranchir du poids trop lourd du regard des autres. En connaissant sa propre valeur, en étant capable de s’affirmer et de dire non, elle se fera respecter et pourra atteindre ses objectifs sans s’épuiser.

La bonne élève a un grand travail à faire sur elle pour être capable de lâcher prise, de reconnaitre ses qualités et d’être tolérante envers elle-même. Car Wonder Woman n’existe pas ! Personne n’est parfait et en réalité, c’est bien mieux ainsi !

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